L’année 2026 marque un tournant technique et social pour les CEE dans l’habitat. Que vous soyez bailleur social, syndic ou installateur, vous devez intégrer trois évolutions majeures : la revalorisation des plafonds de précarité, le durcissement des critères techniques (biomasse/solaire) et l’obligation de maintenance.
Pour tenir compte de l’inflation, les seuils de revenus définissant les ménages « modestes » et en situation de « grande précarité énergétique » sont revus à la hausse au 1er janvier 2026 .
Exemples de nouveaux plafonds (Revenu Fiscal de Référence) :
Bon à savoir : Pour éviter de bloquer les dossiers en cours, une période de transition est prévue. Les attestations sur l’honneur conformes à l’ancienne réglementation (avant 2026) restent acceptées pour toutes les opérations engagées avant le 1er juillet 2026.
L’arrêté du 27 décembre 2025 relève le niveau d’exigence pour assurer la performance réelle des installations.
Pour l’habitat collectif, la fiche BAR-TH-137 évolue. Le montant de CEE est désormais calculé selon le nombre de logements (N), avec un coefficient multiplicateur doublé (x2) si l’opération bénéficie à des ménages modestes .
C’est une nouveauté juridique qui engage la responsabilité du bénéficiaire. À compter du 1er avril 2026, l’attestation sur l’honneur inclura une clause par laquelle le bénéficiaire s’engage à maintenir l’équipement en fonctionnement pendant 6 ans (ou sa durée de vie conventionnelle si inférieure). Une mesure destinée à lutter contre les installations « fantômes » ou les déposes prématurées.